Les avocats algériens du français, adeptes de Jules Ferry
Chaque progression de l’anglais dans l’école algérienne réveille les mêmes inquiétudes chez les défenseurs les plus ardents du français. Derrière la querelle linguistique se dessine pourtant une question plus profonde : pourquoi une partie des élites algériennes continue-t-elle de confondre ouverture au monde et fidélité à l’ancien centre colonial ? Les dirigeants de la Révolution chargés de l’action extérieure avaient, eux, compris très tôt que l’avenir de l’Algérie se jouerait aussi à Bandung, au Caire et à New York. Le français n’est pas menacé en Algérie. Son monopole, peut-être. La...



















