L’Algérie, l’été 2026 : l’été de toutes les catastrophes
Un pays ne s'effondre pas en un jour. Il s'effondre par accumulation, statistique après statistique, jusqu'à ce que la somme devienne un réquisitoire que plus aucun communiqué officiel ne peut désamorcer. L'été 2026 restera celui où l'Algérie a présenté, chiffres à l'appui, l'addition complète d'un pouvoir qui gouverne sans rendre de comptes : un scrutin déserté, deux vagues d'incendies meurtriers, onze enfants et éducateurs carbonisés dans un centre de l'État, cinquante-sept morts sur les routes en une semaine, des noyés par dizaines, des harraga engloutis, des coupures d'eau et d'électricité...



















