Mohamed Boudiaf, ou le meurtre d’une espérance nationale
Le 29 juin 1992, à Annaba, l’Algérie ne perdait pas seulement un chef d’État. Elle voyait tomber, sous les balles, l’une des dernières figures capables d’incarner un lien encore possible entre la Révolution de Novembre et une République à refonder. Trente-quatre ans plus tard, l’image demeure intacte, presque irréelle : Mohamed Boudiaf, debout à la tribune de la Maison de la culture, s’adressant au pays dans une intervention retransmise à la télévision, parlant de science, d’islam, d’avenir, de redressement moral, avant que la scène ne bascule dans le fracas, la...


















