À Ceuta, le naufrage politique du Grand Maghreb
Avec le recul, je constate qu’à l'indépendance nous avons acquis une nationalité, mais pas le droit à l’exercice de la citoyenneté.— Mohamed Yazid, ancien ministre du Gouvernement provisoire de la République algérienne. Des milliers de jeunes ont franchi, jeudi 30 juillet, la frontière séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Ceuta. Derrière les images de corps jetés à la mer apparaît une faillite plus vaste : celle d’un Maghreb riche de toutes les ressources, mais privé de coopération, de citoyenneté réelle et d’alternance démocratique par des régimes qui préfèrent administrer...



















