Violence à l’algérienne
La violence en Algérie n’est plus un accident. Elle n’est plus une série de faits divers que l’on range dans les colonnes tragiques des journaux avant de passer à autre chose. Elle est devenue un climat. Une manière de vivre. Une fatigue collective. Une peur diffuse qui accompagne le citoyen dans la rue, sur la route, dans le bus, dans son quartier, devant l’administration, à l’hôpital, au tribunal, parfois même dans sa propre maison. Elle frappe le corps, mais elle commence ailleurs : dans l’absence d’horizon, dans le mépris institutionnel,...


















