De « L’an prochain à Jérusalem » au sionisme comme culte de la mort
De Jérusalem espérée à Jérusalem territorialisée, de la promesse religieuse à la souveraineté, puis de la souveraineté à une guerre investie d’un vocabulaire biblique : le sionisme moderne n’a pas inventé l’imaginaire de Sion, de l’exil et du retour. Il l’a transformé en projet national. Gaza oblige aujourd’hui à interroger l’aboutissement de cette transformation, dans les dédales du massacre de l'humain. La formule « L’an prochain à Jérusalem », répétée depuis des siècles dans la liturgie juive, portait déjà une représentation collective du destin : l’exil, Sion, Jérusalem, le retour,...



















