Algérie, Egypte, Tunisie : l’État profond face à l’islam politique
De l’interruption du processus électoral algérien en 1992 au coup de force égyptien de 2013, puis à la concentration des pouvoirs opérée en Tunisie à partir de 2021, trois trajectoires dessinent une même logique : celle d’appareils militaires, policiers et administratifs décidés à empêcher toute force islamiste de devenir un centre autonome de légitimité. Au nom de la stabilité, le « tout sécuritaire » a progressivement réduit la politique à une question d’ordre public. L’expression d’« État profond » est souvent employée comme si elle désignait une organisation secrète, homogène...



















