David Yosef : le grand rabbin d’Israël appelle à la destruction de Gaza et du peuple palestinien

23 août 2026
7 min de lecture|1 222 mots

Rabbin génocidaire : voilà le titre qui convient à David Yosef, au vu de ses propres mots.

Écoutez bien. Lisez bien. Gravez ces mots dans votre mémoire.

Le grand rabbin séfarade de l’État d’Israël, David Yosef, Rishon LeZion, la plus haute autorité religieuse séfarade du régime, a déclaré publiquement, le 20 août 2026, au musée Gush Katif de Jérusalem-Ouest (*) :

« Gaza est la Terre d’Israël, Gaza est nôtre, Gaza est nôtre, Naplouse est nôtre, Jénine est nôtre, toutes sont nôtres. »

« face à cette populace qui n’est pas un peuple, qui s’appelle elle-même peuple palestinien mais qui n’est pas un peuple. Ils n’ont jamais été un peuple et ils n’ont aucun droit. Les droits sont les nôtres. »

Et plus loin, dans le même souffle empoisonné :

« Malheureusement, les synagogues sont restées dans leur sainteté et ils les ont profanées. Et pour cela seul, ils méritent, je dis, que le Saint, béni soit-Il, détruise toute Gaza et que nous y retournions. »

Voilà. Les mots exacts. Pas une interprétation. Pas une paraphrase. Les paroles sorties de la bouche de l’homme qui porte le titre officiel de grand rabbin de l’État sioniste.

David Yosef, fils de l’inuhumain.
Fils de la haine sacralisée.
Fils de la négation pure.
Fils de la prière pour l’anéantissement.

Il ne s’agit plus d’un ministre d’extrême droite, d’un colon armé, d’un général en retraite. Il s’agit de la voix religieuse institutionnelle de l’État. Celui qui bénit les soldats, qui donne des avis halakhiques, qui représente officiellement le judaïsme séfarade auprès du pouvoir. Et cet homme, debout dans un musée dédié aux colonies démantelées de Gaza, prie Dieu pour que Gaza entière soit détruite afin que les colons y retournent reconstruire des synagogues.

Il nie l’existence d’un peuple.
Il nie ses droits.
Il revendique sa terre.
Il appelle à sa destruction.

C’est cela, le visage réel du sionisme religieux d’État. Pas les images de rabbins pacifiques brandies par les propagandistes. Pas les citations sorties de contexte sur la paix. Non. Voici la vérité crue, sanglante, assumée : le peuple palestinien n’existe pas, n’a aucun droit, et sa terre doit être vidée, rasée, recolonisée « avec l’aide de Dieu ».

Ces mots ne sont pas tombés du ciel. Ils sont le fruit mûr d’une idéologie qui, depuis plus d’un siècle, a transformé la religion en outil de conquête. Le sionisme n’a jamais été seulement politique. Il a toujours eu besoin du sacré pour justifier l’injustifiable. « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » – le mensonge fondateur. Aujourd’hui, le grand rabbin le répète à haute voix : il n’y a pas de peuple, donc pas de droits, donc pas de crime à les chasser, les affamer, les bombarder, les effacer.

Regardez Gaza. Deux millions d’êtres humains parqués, affamés, privés de médicaments, de maisons, d’avenir. Des générations entières réduites en poussière. Des enfants amputés, des mères enterrant leurs nourrissons, des quartiers entiers transformés en champs de ruines. Et pendant ce temps, le grand rabbin de l’État prie pour que « le Saint béni soit-Il détruise toute Gaza ». Pas une partie. Toute. Pour que « nous y retournions ».

C’est de la théologie du génocide.
C’est de la religion de l’effacement.
C’est Satan qui parle par la bouche d’un rabbin d’État.

David Yosef n’est pas un marginal. Il est le fils d’Ovadia Yosef, l’ancien grand rabbin, et le frère de Yitzhak Yosef, précédent Rishon LeZion. La dynastie religieuse du pouvoir. Il a été élu en 2024 pour dix ans. Ses paroles engagent l’institution. Elles donnent une couverture divine à la machine de guerre, aux colons qui brûlent les villages en Cisjordanie, aux ministres qui appellent à 30 ou 40 assassinats ciblés par nuit, aux plans d’annexion et de recolonisation.

Quand un grand rabbin dit que les Palestiniens sont une « populace qui n’est pas un peuple », il prépare les esprits à accepter n’importe quelle atrocité. Il transforme le massacre en purification. Il transforme la famine en justice divine. Il transforme le nettoyage ethnique en rédemption.

Nous, à La Nation, nous refusons de polir ces paroles. Nous les citons telles quelles. Nous les collons au front de ceux qui osent encore parler de « conflit » ou de « complexité ». Il n’y a pas de complexité ici. Il y a un projet colonial qui nie l’humanité de l’autre et qui invoque Dieu pour l’achever.

Le sang des enfants de Gaza, le sang des femmes de Khan Younès, le sang des vieillards de Jabalia, le sang des journalistes, des médecins, des enseignants, des agriculteurs – tout ce sang est sur les mains de ceux qui prient pour la destruction totale. Et ce sang est aussi sur les mains de ceux qui, en Occident, continuent de livrer des armes, de signer des accords, de détourner le regard en murmurant « c’est compliqué ».

David Yosef a dit : « Les droits sont les nôtres. »
Non. Les droits sont ceux des peuples qui vivent sur leur terre depuis des générations. Les droits sont ceux des opprimés. Les droits sont ceux que le droit international, les Conventions de Genève, la Charte des Nations unies reconnaissent à chaque être humain, qu’il soit juif, musulman, chrétien ou athée.

Mais pour le grand rabbin de l’État sioniste, les Palestiniens n’ont même pas le statut d’êtres humains collectifs. Ils sont une « populace ». Une racaille. Un obstacle à la rédemption.

C’est cela, le cancer.
C’est cela, le sionisme dans sa version religieuse pure.
C’est cela, la voix officielle de l’État qui se prétend démocratie tout en bénissant l’anéantissement.

Nous n’avons pas de mots assez durs pour qualifier cette abjection. Fils de l’inuhumain. Voilà le titre qui convient. Car seul un esprit habité par la haine absolue peut prier pour la destruction d’une population entière tout en prétendant servir Dieu.

Que chaque lecteur retienne ces phrases. Qu’elles circulent. Qu’elles soient brandies face à tous ceux qui prétendent que le sionisme n’est « que » un mouvement de libération nationale. Non. Voici sa face religieuse officielle : la négation, la spoliation, la prière pour l’effacement.

La Palestine existe.
Le peuple palestinien existe.
Il a des droits.
Il a une terre.
Il a une mémoire.
Il a une résistance.

Et aucun rabbin, aucun ministre, aucun soldat, aucun Dieu invoqué par la haine ne pourra les effacer.

David Yosef a parlé.
Nous avons entendu.
Nous n’oublierons pas.
Et nous continuerons à nommer le crime par son nom.

Le sang des Palestiniens crie vers le ciel.
Et ce cri est plus fort que toutes les prières génocidaires du monde.

Khaled Boulaziz

(*) https://x.com/academic_la/status/2091057334437199953

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