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Palestine

Tony Blair : du mensonge des armes de destruction massive à la tutelle de Gaza

27 septembre 2025

Tony Blair est de retour, tel un spectre impudique surgissant des décombres de l’histoire. Ceux qui croyaient son nom relégué aux poubelles de l’Irak se trompaient. Voilà qu’en 2025, Washington et quelques chancelleries arabes dociles veulent l’imposer à la tête d’une prétendue Autorité internationale de transition pour Gaza. Quelle ironie ! Quel blasphème ! Gaza, aujourd’hui saignée à blanc, incendiée par les bombes israéliennes, réduite à un cimetière d’enfants et de ruines, devrait désormais se voir administrée par l’un des artisans du chaos planétaire, un menteur professionnel, un criminel de guerre couvert de sang.

Car Blair n’est pas un simple politicien britannique recyclé dans la diplomatie privée. Il est l’homme qui, en 2003, aux côtés de George W. Bush, a orchestré l’invasion de l’Irak sur la base de mensonges. Souvenons-nous : les « armes de destruction massive », invention grotesque destinée à justifier une guerre d’agression, ont coûté la vie à plus d’un million d’Irakiens, détruit une société entière, ouvert la voie à la montée du terrorisme et à la dislocation de toute la région. Ce sont ces ruines-là, encore fumantes, qui portent son nom.

Et maintenant, le voilà présenté comme le sauveur d’un autre peuple arabe, comme s’il n’était pas déjà trop compromis avec Tel-Aviv et Washington pour prétendre à la neutralité. Blair, médiateur de l’impossible processus de paix, n’a jamais été qu’un avocat déguisé d’Israël, multipliant les voyages, les colloques, les conférences, mais toujours du côté du plus fort, toujours aligné sur la puissance coloniale. Pour les Palestiniens, son nom rime avec hypocrisie et duplicité. L’idée de le parachuter à Gaza relève non seulement de la provocation, mais du crime symbolique.

Le plan concocté à Washington est clair : créer une Gaza International Transitional Authority (GITA), une sorte de protectorat international, avec Blair comme gouverneur. Les comparaisons fusent : Kosovo, Timor-Leste, mais jamais l’on n’avoue la vérité nue. Car ici, il ne s’agit pas d’une mission humanitaire, encore moins d’un mandat neutre de l’ONU. Il s’agit de confier l’administration de Gaza à un pion de l’Occident, pour verrouiller la reconstruction, contrôler les fonds, surveiller les frontières, désarmer la résistance et offrir à Israël la sécurité qu’il exige après son génocide en cours.

Mais qui a donné mandat à Tony Blair ? Certainement pas les habitants de Gaza, qui n’ont jamais cessé de crier leur refus d’une tutelle étrangère. Certainement pas les familles qui pleurent leurs martyrs, ni les enfants amputés, ni les femmes réfugiées dans les décombres des hôpitaux bombardés. Blair, pour eux, n’est qu’un visage de l’agresseur, qu’un complice de leurs bourreaux.

On invoque la reconstruction, les milliards promis, la stabilité. Quelle farce ! Blair a déjà eu quinze ans pour montrer ce dont il est capable, lorsqu’il se prétendait « envoyé spécial pour le Proche-Orient ». Que reste-t-il de son action ? Rien. Pas une maison rebâtie, pas un siège levé, pas une promesse tenue. En revanche, une fortune personnelle accumulée, des conférences payées à prix d’or, des contrats louches avec des dictatures et des pétromonarchies. Cet homme a fait de la paix un marché et de la guerre une rente.

Le cynisme atteint son comble quand on prétend que cette administration internationale ouvrirait la voie à un retour de l’Autorité palestinienne. Comme si Mahmoud Abbas, usé, délégitimé, pouvait retrouver une parcelle d’autorité grâce à la tutelle de Blair ! Non, ce plan n’a qu’un seul but : neutraliser Gaza, désarticuler toute résistance et installer une bureaucratie coloniale en costume trois pièces.

Qu’on se le dise : Blair ne sera jamais accepté à Gaza. Pas plus qu’un proconsul romain n’aurait été accueilli dans Jérusalem insurgée. Les Palestiniens savent ce qu’il incarne : la guerre en Irak, la soumission à Bush, l’allégeance à Israël, le mensonge érigé en système. Derrière son sourire carnassier, il y a Falloujah en flammes, Bassorah pillée, Bagdad humiliée. Derrière ses discours policés, il y a des cadavres d’enfants, des charniers et des générations entières sacrifiées.

Il faut le dire haut et fort : Tony Blair est disqualifié moralement, politiquement, humainement. Aucun peuple martyr ne peut être confié à son administration. Gaza n’a pas besoin d’un gouverneur colonial, mais de justice, de liberté, de reconstruction digne et souveraine. Gaza a besoin que cessent les bombes, que tombent les blocus, que ses frontières s’ouvrent et que ses habitants décident eux-mêmes de leur avenir.

Confier Gaza à Blair, c’est insulter les morts, c’est cracher sur la mémoire des victimes, c’est prolonger le génocide par d’autres moyens. Les États qui promeuvent ce projet se rendent complices de l’humiliation d’un peuple. Les Arabes qui acceptent cette mascarade deviennent les kapos du nouvel ordre colonial. Et les chancelleries occidentales, qui trouvent encore à ce criminel de guerre une fonction, prouvent qu’elles n’ont ni remords ni conscience.

Blair doit être jugé, pas recyclé. Jugé pour l’Irak, pour les mensonges, pour les crimes de guerre, pour les collusions. Jugé devant une cour internationale, non pas intronisé dans une fausse transition. Gaza mérite autre chose qu’un bourreau déguisé en administrateur.

Khaled Boulaziz

Palestine