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Moyen-Orient

AIPAC, la Maison Blanche et la guerre contre l’islam politique

23 avril 2025

U.S. President Donald Trump talks with Western Wall Rabbi Shmuel Rabinowitz at the Western Wall in Jerusalem May 22, 2017. REUTERS/Jonathan Ernst

De récentes révélations ont mis au jour un effort concerté entre l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) et la Maison Blanche visant à réprimer l’islam politique au Moyen-Orient. Cette stratégie, caractérisée par le chantage politique et la manipulation du discours des droits de l’homme, vise à délégitimer la résistance palestinienne et à déstabiliser les mouvements politiques musulmans. Parallèlement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre présumés à Gaza.

La campagne secrète contre l’islam politique

Un rapport confidentiel remis au Bureau des droits de l’homme du Département d’État américain par des experts d’Égypte, de Jordanie et d’Irak révèle une initiative clandestine de l’administration Trump visant à affaiblir les institutions de l’islam politique dans la région. Le rapport identifie l’Égypte, la Jordanie, le Koweït et le Soudan comme principales cibles de pressions visant à supprimer le soutien populaire aux mouvements de résistance palestiniens, qualifiés de “terroristes” par Washington.

Ces mesures incluent des répressions contre des groupes islamistes, considérés par certains responsables américains comme le socle du soutien populaire à la libération palestinienne. Des tactiques similaires seraient employées en Tunisie et dans d’autres pays où des mouvements proches des Frères musulmans ont une influence notable.

Risques de troubles internes et exploitation politique

Des analystes indépendants avertissent que l’application de ces exigences américaines pourrait provoquer une forte réaction intérieure dans les États arabes. Le refus de l’administration Trump de condamner la campagne militaire israélienne à Gaza a déjà enflammé les opinions publiques, et une répression accrue des voix pro-palestiniennes pourrait déclencher des manifestations massives.

Il est à craindre que certains régimes arabes n’exploitent ces directives américaines pour réprimer la dissidence politique sous couvert de lutte contre le terrorisme, en éliminant les opposants et en renforçant leur pouvoir autoritaire. Selon des experts juridiques, de telles actions pourraient enfreindre le droit international, en particulier si elles impliquent des arrestations de masse, la censure des médias ou la criminalisation de la solidarité avec la Palestine.

L’influence de l’AIPAC sur la politique américaine

Des critiques affirment que l’AIPAC joue un rôle central dans l’élaboration de ces politiques, poussant la Maison Blanche à contraindre les gouvernements arabes à s’aligner sur l’agenda sécuritaire israélien. En présentant la résistance palestinienne comme une menace sécuritaire régionale, les États-Unis cherchent à démanteler les réseaux de soutien à des groupes comme le Hamas, quitte à radicaliser les populations et à déstabiliser des régimes alliés.

Hamas : une entité politique

Il est essentiel de souligner que si les États-Unis, l’Union européenne et certains autres pays classent le Hamas comme organisation terroriste, cette désignation n’est pas universellement partagée. Le Hamas agit comme une entité politique, gouverne la bande de Gaza et fournit des services sociaux. La qualification du Hamas comme groupe terroriste fait l’objet d’un débat international et reflète des dynamiques géopolitiques plus larges.

La mise en accusation de Netanyahou pour crimes de guerre

Dans une décision historique, la CPI a émis un mandat d’arrêt contre Benjamin Netanyahou le 21 novembre 2024, l’accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité lors du conflit à Gaza. Les accusations incluent l’utilisation de la famine comme méthode de guerre et des attaques intentionnelles contre des civils. C’est la première fois qu’un dirigeant en exercice d’une démocratie soutenue par l’Occident est visé par de telles accusations, marquant un tournant dans la responsabilisation des dirigeants lors de conflits armés.

Une crise imminente – et une prophétie politique

Alors que les États-Unis intensifient leurs pressions sur les gouvernements arabes pour qu’ils se conforment à leurs exigences géopolitiques, le risque de troubles internes s’amplifie. L’articulation entre l’agression israélienne, l’ingérence américaine et la soumission des régimes arabes menace de déclencher une nouvelle vague d’instabilité au Moyen-Orient.

Mais au-delà des répressions immédiates, un avenir politique se dessine que l’Occident redoute mais ne pourra éternellement empêcher. Si demain, de Rabat à Djakarta, des élections libres et transparentes étaient organisées, une large majorité des peuples opterait pour des partis d’inspiration islamique. Non pas par fanatisme, mais parce que ces partis incarnent, dans l’imaginaire populaire, la justice sociale, la souveraineté et la résistance face à l’arrogance impériale.

C’est précisément cette éventualité démocratique que l’Occident refuse — et refusera toujours — d’accepter. Car une telle élection libre dévoilerait au grand jour l’incompatibilité entre les intérêts stratégiques occidentaux et la volonté populaire des sociétés musulmanes. Dès lors, il ne s’agit plus simplement d’un conflit régional, mais d’un affrontement entre deux visions du monde : l’une fondée sur la domination sécuritaire, l’autre sur l’autodétermination des peuples.

Khaled Boulaziz

Moyen-Orient