Le cessez-le-feu sous le feu : le génocide continue à Gaza

6 décembre 2025

Dans les sables ensanglantés de Charm el-Cheikh, un accord de cessez-le-feu a été griffonné le 12 octobre 2025, sous le regard complaisant de Donald Trump et des médiateurs vendus : États-Unis, Qatar, Égypte et Turquie. Ce papier-mâché, entré en vigueur le 10 octobre à midi, n’était qu’un leurre pour masquer le carnage en cours. Reuters et l’ONU le saluaient comme un “pas historique”, mais deux mois plus tard, il n’est plus qu’un chiffon piétiné par l’entité sioniste criminelle. Les violations, exclusivement israéliennes, se succèdent comme des exécutions rituelles, prolongeant un génocide que le monde feint d’ignorer. Bilan : 350 à 360 Palestiniens assassinés depuis le 10 octobre, des centaines mutilés, et un blocus qui étrangle 2,3 millions de damnés. Ce “cessez-le-feu” n’est pas fragile ; il est une farce macabre, un alibi pour l’exterminateur sioniste.

L’accord, négocié dans les coulisses impérialistes, imposait une “ligne jaune” tampon à l’intérieur de Gaza – un no man’s land où l’entité sioniste s’octroie le droit de tuer tout ce qui bouge. Les Nations unies, via OCHA, confirmaient son activation ce jour-là. Mais dès les premières minutes, les tirs sionistes ont repris, comme si l’encre du pacte était du sang frais. Selon le ministère de la Santé de Gaza et EuroMed Human Rights Monitor, l’occupant tue en moyenne 8 Palestiniens par jour. AP News et Le Monde parlent d'”hostilités persistantes”, PBS d’un “cessez-le-feu sous le feu”. L’entité sioniste, maître en propagande, accuse Hamas de “18 violations” (roquettes, explosifs) entre le 10 octobre et le 6 novembre, via son laquais FDD. Mais les faits hurlent : 282 infractions sionistes au 11 novembre, selon le Government Media Office de Gaza, contre une poignée d’actes de résistance palestiniens.

La chronologie des crimes est un inventaire d’atrocités systématiques. Dès le 10 octobre, alors que les sirènes du cessez-le-feu retentissaient, des snipers sionistes abattaient des Palestiniens osant regagner leurs ruines au nord de Gaza, près de la ligne jaune. Anadolu Ajansı dénonce ces “violations flagrantes israéliennes”, tandis que l’armée d’occupation invoque des “menaces imaginaires” pour justifier ses massacres. Du 10 au 18 octobre, 47 crimes sont recensés : obus, drones assassins, blocage d’aide vitale. Le 15 octobre, une frappe sur un convoi médical à Jabalia exécute 12 innocents, dont 5 enfants, selon EuroMed. Israël ment, évoquant des “erreurs palestiniennes”. Fin octobre, le compteur grimpe à 194 violations : incursions de tanks, bombardements nocturnes sur Rafah, sabotage des puits d’eau. Le 2 novembre, OCHA alerte sur des “affrontements orchestrés”, avec 25 Palestiniens fusillés en une semaine pour “franchissement suspect”.

Novembre accélère le carnage. Au 11 novembre, Middle East Monitor dresse un acte d’accusation implacable : 282 violations sionistes sur le premier mois, avec 150 obus et 60 survols de drones de la mort. Le 20 novembre, une razzia sur Khan Younis – camouflée en “opération défensive” – liquide 42 civils, familles entières ensevelies dans des écoles transformées en charniers. L’ONU, via UN.org, condamne un “blocus génocidaire” : seulement 20 % des aides passent, laissant Gaza à 1 200 calories par jour – une famine programmée. Du côté palestinien, la résistance riposte sporadiquement : 12 roquettes sur Sderot le 25 novembre, non revendiquées par Hamas, sans victimes sionistes. Israël réplique par une “zone d’exclusion” élargie, chassant 10 000 déplacés – un nettoyage ethnique sous couvert de “sécurité”.

Ces nombres ne sont pas des statistiques ; ils sont les stigmates d’un génocide que l’ONU et Amnesty qualifient d'”impitoyable”. Depuis le 10 octobre, 350 Palestiniens ont été sacrifiés sur l’autel sioniste – une hémorragie silencieuse après les 45 000 martyrs pré-cessez-le-feu. Les blessés, plus de 1 000, portent les cicatrices des drones qui hantent les cieux de Gaza, saturant des hôpitaux en ruines. OCHA rapporte que 80 % des infrastructures médicales sont inaccessibles, l’aide alimentaire un leurre. Israël minimise : “Actions défensives contre le terrorisme”. Mais les 282 crimes documentés par Anadolu et EuroMed visent les civils : enfants, femmes, vieillards – une extermination méthodique.

Pourquoi ce “cessez-le-feu” est-il un mensonge ? Parce que l’entité sioniste n’a jamais voulu la paix ; elle veut l’effacement. Négocié sous chantage impérialiste, il sert de pause tactique : tester la ligne jaune, asphyxier Gaza, préparer l’annexion du nord via des colonies illégales. Trump, marionnette sioniste, fanfaronne sur X ses “victoires historiques”, ignorant les charniers. Hamas, résistant héroïque, répond par des actes isolés, mais c’est Tel Aviv qui orchestre le ballet de la mort. L’ONU, dans un rapport du 28 novembre, fustige un “cessez-le-feu fictif” : les “incidents par endroits” masquent un génocide structurel, avec 90 % de Gaza en ruines.

En décembre 2025, l’hiver glace les os de Gaza, et le bilan s’alourdit : 360 martyrs post-cessez-le-feu, selon Le Monde. Les enfants, 40 % des victimes, crèvent de faim, de froid ou de plomb sioniste. Cette “paix” n’est pas une trêve ; c’est un sursis pour recharger les chambres à gaz modernes. Le monde complice ferme les yeux : Biden conditionne l’aide à des “garanties” pour l’occupant, l’Europe murmure des condamnations tièdes. Mais à Gaza, le génocide rugit, un drone à la fois.

Que faire ? Les médiateurs – Égypte, Qatar, Turquie – doivent arracher des sanctions réelles, sous ONU. Les Palestiniens, unis comme un poing, exigent justice à la CPI. Et le monde arabe, de Rabat à Ankara, doit briser les chaînes de la trahison. Car si le cessez-le-feu est sous le feu, c’est la conscience humaine qui brûle. Gaza n’est pas un fait divers ; c’est le cri de l’opprimé contre l’oppresseur sioniste.

Et dans ce cri, on entend l’appel à la résistance : Palestine vivra, le génocide périra !

Khaled Boulaziz