Algérie martyrisée, terre de sang et de gloire, combien de fois devrons-nous hurler notre rage contre cette hydre putride qui te dévore de l’intérieur ? Cette caste militaro sécuritaire, ces généraux bedonnants et leurs sbires en uniforme, qui ont transformé notre patrie en une immense prison stalinienne ! Ils ont pris l’Algérie en otage, via leur police politique omniprésente, cette DGSN-DRS recyclée en machine à broyer les âmes libres. Renvoyons-les à l’ère des purges soviétiques, où les procès truqués et les disparitions nocturnes étaient la norme. Mais non : c’est eux qui nous y renvoient, avec leurs lois scélérates sur les « symboles nationaux » et les « fausses nouvelles », des armes pour museler tout dissentiment. Assez ! Le temps de la vengeance populaire est venu.

Remontons aux racines de cette gangrène, à cette plaie purulente ouverte en 1962. L’indépendance arrachée au colon français par le sang des maquisards et des fedayin n’a pas duré. À peine le drapeau vert et blanc flottait-il sur Alger que les « plaqués de l’armée des frontières » – ces officiers opportunistes cantonnés aux frontières maroco-tunisiennes, loin des combats intérieurs – ont ourdi leur coup. Soutenus par les DAF, ces déserteurs de l’armée française qui avaient fui l’OAS pour se refaire une virginité révolutionnaire, ils ont formé le noyau dur de cette caste parasitaire. Houari Boumediene, ce colonel ambitieux, chef de l’Armée des Frontières, a orchestré le putsch du 19 juin 1965 contre Ahmed Ben Bella, le vrai leader charismatique du FLN. Ben Bella fut jeté en prison comme un vulgaire traître, tandis que Boumediene installait son régimeoup stalinien.
Ces « frontiéristes » n’étaient pas des héros du maquis ; ils étaient des calculateurs, des bureaucrates en treillis qui avaient passé la guerre à accumuler armes et alliances douteuses. Dès 1962, l’Armée des Frontières marcha sur Alger, écartant les wilayas intérieures et imposant une hiérarchie militaire qui n’a jamais lâché prise. Boumediene transforma l’ANP en un État dans l’État, un monstre tentaculaire qui siphonne les ressources pétrolières pour engraisser ses généraux. Sous son règne, les purges commencèrent : opposants liquidés, intellectuels muselés, économie planifiée à la soviétique où le peuple crevait de faim pendant que les barons militaires se goinfraient.
Et la suite ? Cette caste a muté, mais jamais abdiqué. Octobre 1988 réprimé dans le sang, élections de 1991 volées, décennie noire et ses centaines de milliers de morts, les indus occupant de l’Etat Algérien pillant le pays vingt ans durant : une lignée de marionnettes ou de complices, tous issus ou contrôlés par cette mafia en kaki.
Aujourd’hui, sous Tebboune, le cauchemar culmine. Saad Bouakba, 79 ans, doyen de la presse algérienne, jeté en cellule pour avoir évoqué les magouilles financières des zaïms du FLN. Mohamed Tadjadit, le poète du Hirak, 31 ans, qui risque encore la peine capitale pour ses vers contre les « généraux voleurs ». Des milliers comme eux croupissent en prison : militants, blogueurs, artistes – tous broyés par cette machine répressive qui évoque les goulags de Staline.
Cette caste n’est pas l’Algérie ; elle est son cancer. Elle a détourné la Révolution pour en faire un business familial. Assez des procès staliniens ! Assez des disparitions, des tortures, des lois liberticides ! Le peuple algérien, héritier des vrais moudjahidine, doit se lever. Brûlons les idoles de cette junte ! Que les généraux tremblent : la vengeance du peuple viendra, implacable, comme une tempête du désert.
Libérez Bouakba, Tadjadit et tous les prisonniers politiques.
L’Algérie renaîtra de ses cendres, libre et vengée.
Khaled Boulaziz