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Palestine

Deux ans de carnage : Israël, l’Occident et la défaite morale du siècle

10 octobre 2025

Deux ans. Deux ans d’assauts, de sièges, de famines organisées, de bombes déversées sur des enfants, des écoles, des hôpitaux, des mosquées. Deux ans de cauchemar sur 365 km² de terre, où vivent, ou plutôt survivent, deux millions d’êtres humains. Deux ans pour tenter d’anéantir un peuple que rien n’a pu soumettre depuis 1948. Et malgré les milliards d’armes, les satellites, les drones, les chars et les bénédictions de Washington, Londres et Paris, Israël n’a pas réussi à contrôler une bande de terre de 1,5 kilomètre de profondeur à Gaza.
L’impensable s’est produit : l’armée qui se rêvait invincible s’est embourbée dans le sable du mensonge qu’elle a elle-même semé.

Le monde a vu. Il a vu les enfants mourir sous les décombres, les ambulances pulvérisées, les visages brûlés par le phosphore, les écoles de l’ONU transformées en charniers. Et il a aussi vu l’Occident — ce bloc qui se prétend le porteur des droits de l’homme — détourner le regard, bénir le bourreau et sermonner la victime. Cette complicité honteuse restera la tâche morale la plus indélébile du XXIᵉ siècle.

L’Europe, si prompte à sanctionner le moindre souffle de Moscou, a préféré la servilité. Paris, Londres, Berlin ont cautionné, financé, rationalisé un massacre. Ils ont parlé de « droit à se défendre » pendant qu’un peuple entier était affamé, empoisonné, déshumanisé. Ils ont répété les éléments de langage d’un État qui a transformé la guerre en laboratoire, le crime en statistique, la punition collective en stratégie militaire.

Ce n’est plus une guerre. C’est une expérimentation du mal.
Chaque missile lancé sur Gaza est un message : le monde peut regarder un génocide en direct et continuer à parler d’« équilibre ». Chaque silence occidental est un vote implicite pour la barbarie technologique.

Mais l’échec d’Israël est colossal. Derrière la façade de puissance, c’est la débâcle. L’armée la plus équipée du Moyen-Orient, soutenue par l’OTAN, épaulée par la CIA, incapable de pacifier une bande de sable. Deux ans de frappes pour un territoire plus petit que Marseille, et toujours cette même peur au ventre, ce même effroi devant la résistance palestinienne, qui refuse de mourir.

L’histoire retiendra que la machine militaire israélienne, bâtie sur l’humiliation et la terreur, s’est heurtée à une force qu’aucune bombe ne peut briser : la dignité d’un peuple qui n’a plus rien à perdre. Gaza n’a pas seulement résisté ; elle a dévoilé l’imposture d’un projet colonial maquillé en croisade humanitaire.
Israël n’a pas conquis Gaza : Gaza a mis Israël à nu.

Le faux plan de paix : une accalmie avant la prochaine apocalypse

Les diplomates occidentaux, eux, s’agitent autour de ce qu’ils appellent un « plan de paix ». Mais il ne s’agit pas d’un plan : c’est un délai, un répit stratégique, une anesthésie morale offerte à l’opinion mondiale. Sous les mots de “cessez-le-feu” se cache la même logique : gagner du temps pour recharger les arsenaux, reconstruire les blindés, reformater les esprits. Le repos des assassins n’est jamais une paix : c’est l’entracte du carnage.
L’entité sioniste ne connaît pas la paix ; elle n’en a jamais eu la volonté ni la capacité, car son existence repose sur l’expansion, sur le vol, sur l’exclusion. Elle est criminelle non par accident, mais par essence.
Un projet bâti sur le déracinement d’un peuple, sur le mythe racial de l’élection divine, ne peut produire que la guerre. Et lorsqu’elle parle de paix, c’est de soumission qu’elle parle.

La soi-disant « solution à deux États » n’est qu’une mise en scène macabre : un bantoustan sous surveillance électronique, entouré de murs, de tours et de miradors. Chaque négociation, chaque conférence, chaque poignée de main est un camouflage diplomatique pour une entreprise de domination.
La paix n’est plus une perspective : c’est un mot mort, prostitué par ceux qui n’ont jamais voulu la justice.

Ce n’est pas une défaite militaire, c’est une faillite ontologique.
Ceux qui prétendaient incarner la civilisation ont exposé leur barbarie ; ceux que l’on disait barbares ont révélé leur humanité.
Les ruines de Gaza sont devenues le miroir du monde : elles reflètent l’Occident tel qu’il est, sans masque ni vernis, complice, cynique, moralement pourri.

Les universités occidentales se taisent. Les chancelleries balbutient. Les médias, eux, comptent les morts à la manière d’un bilan de marché.
Mais la jeunesse du monde, elle, voit clair. Des campus américains aux ruelles de Tunis, de Johannesburg à Santiago, elle sait désormais que la question de la Palestine n’est plus une question régionale. C’est le test moral universel de notre époque. Et l’Occident, ce vieil empire déguisé en démocrate, a échoué.

L’ordre mondial bâti sur le double standard s’effondre. Car la Palestine, humiliée, bombardée, affamée, a révélé la vérité : la démocratie occidentale s’arrête là où commence la résistance des colonisés.
Ce que l’Occident appelle “sécurité” n’est qu’un autre mot pour “domination”.
Ce qu’il appelle “terrorisme” n’est qu’un autre nom pour “insoumission”.

Les peuples arabes, longtemps anesthésiés, observent. Ils savent désormais qu’aucune normalisation, aucun traité, aucune reconnaissance ne sauvera un régime arabe de la colère de ses peuples s’il pactise avec l’oppresseur. Gaza a remis à l’ordre du jour la seule question qui compte : celle de la dignité.
Et c’est cette dignité que ni les chars Merkava, ni les drones Hermes, ni les mensonges de CNN ne pourront écraser.

Deux ans. Deux ans pour rien. Deux ans pour démontrer qu’un État fondé sur l’exil et la peur ne peut survivre qu’en multipliant la mort. Mais la mort finit toujours par se retourner contre ceux qui la cultivent. L’histoire l’a prouvé en Algérie, au Vietnam, en Afrique du Sud. Elle le prouvera encore en Palestine.
Le monde change. Les empires tombent.
Et il n’est de puissance assez grande pour faire taire la mémoire d’un enfant gazoui qui hurle sous les décombres.

La victoire ne se mesure pas en kilomètres conquis, mais en consciences éveillées.
Et sur ce terrain, Israël a tout perdu.
L’Occident aussi.

Khaled Boulaziz

Palestine